Éditorial du dimanche 28 avril 2013- Se préoccuper du corps

C’est vraiment une question cruciale et épineuse si l’on s’en réfère aux discussions entre nous qui surgissent à ce sujet et tous les « mais » que l’on semble glisser immédiatement à la vitesse grand « V » quand l’on mentionne les idées transmises dans le Cours au sujet du corps.
Qu’est-ce que ça prouve ? Selon moi ça prouve bien que notre identification au corps n’a pas encore perdu beaucoup de terrain. Nous n’irions sans doute pas mettre des milliers d’euros pour faire de la chirurgie esthétique, du moins c’est ce que nous croyons. Mais combien  de temps passons-nous à nous occuper de diététique, de cosmétique, d’esthétique vestimentaire ou capillaire ? Ne sommes nous pas empressés, même si ça reste apparemment bien confus, de donner nos idées au sujet du mariage pour tous. Sans parler des conversations que nous pouvons entendre sur toutes les maladies possibles et sur tous ceux qui ont eu le grand tort  (ou la grande chance ?) de décéder. Quand nous pensons fête, anniversaire, ne sommes-nous pas surtout préoccupés par l’intendance beaucoup plus que par la simple présence et la communication ou le partage de notre joie.
Et pourtant nous savons bien que les réponses du Cours sont stupéfiantes, époustouflantes, sidérantes. C’est pourquoi nous avons sans doute encore beaucoup de réticences à l’ouvrir, à en faire l’étude pour de vrai et avec assiduité : et, qui plus est, en ne nous cantonnant surtout pas uniquement aux leçons. Mais parlons quand même des leçons : il y a une seule leçon dont le titre revient trois fois 94110 et 162. Il s’agit de Je suis tel que Dieu m’a créé. Et puis ce matin il m’est donné de faire un rapprochement plutôt fracassant que je vous livre maintenant. Il y a donc, par ailleurs, la leçon 199 qui est intitulée Je ne suis pas un corps. Je suis libre. Et puis dans la révision VI qui suit presque immédiatement, juste après la leçon 200, on trouve dans l’Introduction :
Je ne suis pas un corps. Je suis libre.
Car je suis encore tel que Dieu m’a créé.

On ne peut manquer donc de souligner l’association directe qui est faite entre ce titre important répété dans trois leçons : Je suis tel que Dieu m’a créé et Je ne suis pas un corps.
Mais la surprise ne s’arrête pas là : Cela est répété 43 fois !!! Non vous ne rêvez pas Je ne suis pas un corps est répété au moins 43 fois dans le Cours ! Dans la même veine, rappelons nous aussi que Gary RENARD dans Votre réalité immortelle page 89

Je suis pur-esprit immortel.
Ce corps n’est qu’une image.
Il n’a rien à voir avec ce que je suis.

et, page 91 : Tu es pur-esprit.

Donc la bonne forme et la santé du corps n’ont strictement rien à voir avec quoi que ce soit de matériel et il n’y a donc surtout pas lieu de s’en préoccuper. Quand notre esprit aura retrouvé, recouvré ou re-connu son unité absolue, la maladie sera impossible. Si l’on se préoccupe du corps on rend réel le corps, alors que le but c’est de comprendre qu’il n’est qu’une pensée de séparation faite chair. Dans un style qui correspond bien à celui du Cours, je pourrais dire : rendre réel le corps ne le rend pas réel pour autant mais cela souligne simplement qu’il est réel pour nous dans notre croyance. Croyance fausse que nous enracinons encore plus lorsque nous sommes préoccupés… ou trop occupés par notre corps et ses prétendus besoins.
Pour s’en convaincre on pourrait peut-être conclure par une lecture à faire où quelques paragraphes sont consacrés au corps et qui est intitulée Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit (T-18.VII).

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